La liberté d’expression est intimement liée à l’État de droit et s’exerce sous toutes ses formes, et en conséquence à travers les réseaux sociaux numériques.

Les salariés jouissent de cette liberté au sein et en dehors de l’entreprise. En effet, au sein de l’entreprise, il ne peut être apporté aux droits et libertés des personnes « de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché » (Article L. 1121-1 du code du travail). Par conséquent, les salariés bénéficient d’un droit à l’expression directe et collective sur le contenu, les conditions d’exercice et l’organisation de leur travail (article L. 2281-1). Par ailleurs, les opinions que les salariés émettent dans l’exercice du droit d’expression ne peuvent motiver une sanction ou un licenciement (article L. 2281-3 du code du travail). En réalité, le caractère fondamental de liberté d’expression est intégré dans le code du travail.

Toutefois, de nouvelles problématiques sont posées lorsque l’on envisage la liberté d’expression des salariés à travers les réseaux sociaux numériques au sein et en dehors de l’entreprise. En effet, la liberté d’expression des salariés peut comprendre des propos conduisant à des dommages pour l’entreprise en termes de réputation et d’image.

Découvrez l’article de Brigitte Pereira, enseignant-chercheur à l’EM Normandie, dans son intégralité sur The Conversation


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