Les métiers de la mer à terre : quelles formations pour quels métiers ?

Photo : Les métiers de la mer à terre : quelles formations pour quels métiers ?

Ne croyez pas tout ce que vous entendez. Les métiers de la mer peuvent non seulement s’exercer sur terre, mais aussi après avoir suivi un cursus en deux, trois, voire cinq ans après le Bac. Si vous souhaitez débuter par un CAP, c’est aussi possible. Tout dépend de votre projet !

Se former aux métiers de la mer avant le Bac

Pour les jeunes qui ont comme objectif une insertion rapide, la voie professionnelle est toute indiquée. Le premier niveau de qualification correspond au CAP. Accessible après la classe de troisième, il se prépare en deux ans, dans un CFA ou dans l’un des douze lycées professionnels maritimes répartis sur les différentes côtes de la métropole. Il est ainsi possible de suivre des cursus en lien avec la rénovation et de la construction. Au menu, le CAP Charpentier de marine, Menuisier installateur, Réparation entretien des embarcations de plaisance, Mécanicien réparateur marine de plaisance, etc.

Une fois le CAP en poche, les élèves peuvent soit s’orienter en BP (brevet professionnel), qui dure deux ans et se prépare uniquement en apprentissage, soit entrer en 1ère pour préparer un bac professionnel. Au choix : Maintenance des équipements industriels maritime, Électromécanicien marine, Conduite et gestion des entreprises maritime, Plastiques et composites, etc. Une poursuite d’études est envisageable.

Métiers de la mer : les formations en 2 ans après le Bac

S’il est bien entendu préférable de posséder un bac pro ou technologique dans la spécialité, avec un Bac général (quelles que soient les spécialités), vous pourrez accéder à un large choix de métiers. Vous devrez toutefois prévoir, dans la plupart des cas, une année de mise à niveau. Formation courte phare le BTS, qui se prépare en deux ans, afin de compléter un parcours de formation et élargir un champ d’activités professionnelles. Le plus connu étant certainement le BTS Maritime qui comporte deux spécialités : Maintenance des systèmes électro-navals (MASEN) qui permet en autres d’exercer en qualité de technicien chargé de la surveillance et de la maintenance des installations électroniques, informatiques, de contrôle et de commande ; Pêche et gestion de l’environnement marin (PGEM) qui a lui pour vocation de former des techniciens dans les domaines de la pêche et de la gestion de l’environnement marin.

Autre piste, ces trois BTS : Conception et industrialisation en construction navale proposé par exemple par le pôle formation de l’UIMM Bretagne à Lorient ; Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle préparé au pôle formation de l’IUMM Brest ; Gestionnaire de transport international multimodal et logistique portuaire accessible à l’ITIP Marseille.

Enfin, quelques BUT, comme celui de Gestion logistique et transport.

Les formations professionnalisantes de Bac+3 à Bac+5 pour se former aux métiers de la mer. Si vous optez pour l’université, vous pourrez par exemple viser les licences professionnelles, en un an, accessibles après un Bac+2, Métier industrie de la construction navale ou Métiers de l’industrie (industrie navale et maritime) proposées par l’université de Bretagne Sud à Lorient. À disposition également des niveaux Bac+5, tel le Master parcours Gestion des affaires maritimes et portuaire à l’IAE de Perpignan.

Les écoles d’ingénieurs ne sont pas en reste, avec notamment l’ESITC Caen et son Mastère spécialisé Expert en ouvrages maritimes et portuaires et l’ENSTA Bretagne avec son Mastère spécialisé Architecture navale et offshore.

Même démarche du côté des écoles de commerce, à l’image de l’EM Normandie qui délivre le MSc International Logistics and Port Management. « Cette formation, explique Mame Gningue,directrice académique, enseignant-chercheur en logistique et supply chain management, est rare car elle permet l’acquisition de compétences dans trois domaines : logistique internationale, transport international et gestion portuaire. Professionnalisante, les cours sont 100% en anglais. Le secteur bénéficiant d’une belle dynamique, l’insertion professionnelle des diplômés est de 100%. »

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    Mame Bigué Gningue Professeur assistant en supply chain management et logistique

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