Pourquoi les millennials s’arrachent Chanel N°5

Photo : Pourquoi les millennials s’arrachent Chanel N°5

100 ans après le lancement du parfum, la célèbre marque de luxe est parvenue à toucher la nouvelle génération avec une nouvelle gamme qui emprunte les nouveaux codes. Un article rédigé pour Business Insider.

Chanel N°5 fête ses 100 ans cette année. Lancé en mai 1921, la créatrice de la maison, Gabrielle Chasnel, dite Coco Chanel, a choisi son numéro fétiche pour baptiser ce parfum révolutionnaire pour l’époque. Un cinq retentissant, apposé sur un élégant flacon de poche, et une odeur poudrée mélange de plusieurs fleurs, concoctée par Ernest Beaux : le dernier produit de la maison Chanel définit de nouveaux codes pour le parfum.

Un siècle plus tard, N°5 est encore la fragrance la plus célèbre de la planète. Dans l’imaginaire collectif, on associe souvent ce flacon à des dames chic, dans les beaux quartiers, une veste blanche sur les épaules et un collier de perle au cou. Sauf que N°5 aimerait aussi attirer les jeunes basket, parce que les codes du luxe ont ostensiblement changé.

On estime que d’ici 2025 près de la moitié des biens de luxe seront achetés par les 18-35 ans et certaines marques à l’instar de Louis Vuitton ou Gucci sont déjà des références pour cette fameuse génération Z. Chanel a évidemment anticipé le coup aussi en choisissant en 2016 la jeune Lilly-Rose Depp, la fille de Vanessa Paradis, comme égérie de la marque — sa mère étant elle-même une ancienne représentante de la maison de luxe. Alors, pour les 100 ans du plus iconique des parfums, Chanel a voulu marquer le coup avec une nouvelle collection adaptée aux goûts des plus jeunes, sans trahir l’image à laquelle est encore attachée la génération précédente.

Du gel douche dans un pot de peinture Chanel

Du 29 au 5 juillet dernier, le marque a ouvert une boutique éphémère dans le Marais, à Paris. Soit un quartier jeune et tendance, alors que les événements du luxe se déroulent traditionnellement dans les arrondissements chics de la capitale. Dans sa “Factory”, Chanel a détourné 17 objets simples du quotidien pour en faire des produits prestigieux : du gel douche dans un tube de peintures, une lotion dans une burette d’huile à moteur, des galets de bain dans une boite de thé… L’endroit lui même a été décoré comme une usine pour répondre à ce mélange de chic et d’ordinaire.

Durant toute la semaine, des milliers de jeunes se sont pressés à la Factory pour découvrir les nouveaux produits, comme en témoignent les longues filles d’attentes vues sur place. Et à la sortie, les réactions se révèlent plutôt positives. Sur Instagram, Chanel a réussi son pari : ceux qui ont pu sortir de la Factory avec des produits en main les affichaient fièrement sur les réseaux sociaux, notamment une simple gourde signée N°5 et vendue à 65 euros.

Auteur(s)
  • Photo :

    Élodie De Boissieu Professeur Assistant en Marketing - Directeur Académique M2/MSc Digital and Marketing in Luxury and Lifestyle

Photo : Enseignement du marketing sans greenwashing ? Oui grâce à la curiosité et à la créativité

Enseignement du marketing sans greenwashing ? Oui grâce à la curiosité et à la créativité

Est-il envisageable de faire du marketing sans tomber dans ce que nous appelons communément le greenwashing ou autres formes d’ethicwashing ? Laëtitia Condamin, PhD, professeur assistant en marketing, EM Normandie nous éclaire sur le sujet ! Travailler dans le marketing, moi ? Jamais ! Le temps est désormais révolu où travailler dans le marketing constituait […]

Lire la suite

Photo : L'impact des réseaux sociaux sur notre processus d'achat

L'impact des réseaux sociaux sur notre processus d'achat

Une tribune de Romain Sohier, enseignant-chercheur à l’EM Normandie, parue sur Monde des Grandes Écoles et Universités. Imaginons une surfeuse qui souhaite acheter une nouvelle planche. Elle en possède déjà une de la marque Rip Curl et se rend naturellement sur le site de cette marque. Elle en parle ensuite avec ses amies qui lui […]

Lire la suite

Photo : La signification culturelle des produits locaux et des produits de terroir dans la culture alimentaire française et québécoise

La signification culturelle des produits locaux et des produits de terroir dans la culture alimentaire française et québécoise

Cet article explore la perception du terroir et des produits locaux à travers une étude qualitative exploratoire effectuée auprès d’un groupe de 30 consommateurs en France et au Québec. Les résultats mettent en avant cinq dimensions expliquant les différences et les similitudes liées aux perceptions des consommateurs dans les deux contextes culturels : 1) la […]

Lire la suite