« Société du travail », triste tropisme

Photo : « Société du travail », triste tropisme

Nul n’est prophète en son pays. On peut décrire l’avenir du travail et être décrié pour avoir dépeint un nouvel éloge de la paresse. On peut parler du futur et être réduit à la ringardise. Enfin, on peut développer une vision de ce que sera le travail et être condamné à venir se fracasser sur le mur du réel et du marché. Bref, tout projet relatif au travail dont le centre de gravité ne serait pas l’emploi au sens classique fleurerait bon l’utopie. Les Français ont besoin de travail, pas de promesses, pas d’un idéal démagogique. Peut-être. Sûrement même. Et alors ?

Alors, le travail, parlons-en. Et la « société du travail » qui va avec également. Il y a là un dogme puissant que personne n’ose plus questionner. Trop de chômeurs diront certains. Trop d’assistés répondront d’autres. On n’a plus de temps pour les idées mais pour le réalisme. La solution ? Du boulot ! En donner aux premiers et y mettre les seconds. Simple, non ? En plus, vous verrez, cela est libérateur et donne une place dans la société. Il faut donc être réaliste et ne pas verser dans une démagogie bien-pensante. Le travail est la clé de tout. Du bonheur individuel et de la paix sociale. La « société du travail » serait donc la seule possible. Certes. Mais de quoi parle-t-on au juste ?

 

Retrouvez l’article dans son intégralité sur The Conversation

Auteur(s)
  • Photo :

    Xavier Philippe Professeur associé en sociologie du travail

Photo : La diplomatie du bambou 

La diplomatie du bambou 

En Asie, le Vietnam s’est imposé comme « l’État connecteur » entre Washington et Pékin.  Parviendra-t-il à transformer ses dépendances aux grandes puissances en avantage géopolitique ? POINTS CLEFS Avec un commerce extérieur (exportations et importations cumulées) avoisinant 930 milliards de dollars — soit plus de 170 % du PIB — le Vietnam figure parmi les économies les plus […]

Lire la suite

Photo : Faut-il accepter l’inclusion de travailleurs autistes avant de la mettre en œuvre ?

Faut-il accepter l’inclusion de travailleurs autistes avant de la mettre en œuvre ?

Delphine Minchella Lorsqu’une entreprise souhaite accueillir des travailleurs présentant un autisme sévère, une question semble s’imposer : les équipes sont-elles prêtes et volontaires ? Notre récente recherche suggère qu’il faut renverser le problème : L’acceptation n’est pas toujours le point de départ de l’inclusion. Elle peut en fait aussi en être le résultat. Faire travailler en […]

Lire la suite