RÉCIT – Entre quête de sens et recherche d’équilibre, une vieille opposition générationnelle refait surface. Parfois accusés de manquer d’engagement, les jeunes actifs bousculent les codes du travail.
Le refrain est connu et résonne encore aujourd’hui dans les open spaces. La génération à venir compile tous les défauts. « Il n’y a pas une journée sans qu’un collègue me fasse la réflexion ou me raconte la dernière gaffe de sa nouvelle recrue », sourit Lydie.
À 41 ans, cette responsable d’une équipe marketing chez un géant de l’agro-industrie n’est pas la plus âgée de son service. « Pas la plus jeune non plus, concède-t-elle. C’est peut-être pour ça que je suis plus indulgente avec la nouvelle génération. ».
Narcissiques, fainéants, incultes… Les nouveaux entrants sur le marché du travail sont parfois affublés par leurs aînés de tous les maux. Dans un récent sondage OpinionWay réalisé pour le cabinet de conseil Ayming, 84 % des Français jugent que la population actuelle a beaucoup moins envie de travailler qu’il y a quarante ans. Détail intéressant, cette idée est partagée aussi bien par les 18-25 ans (75 % affirment le penser) que par le reste de la population.
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