Ces dernières années, les comités d’éthique se sont renforcés dans le paysage français de la recherche. Objectif affiché : s’assurer en amont qu’une étude ou une expérience ne portera pas préjudice aux personnes qui y participent.

Dans le monde anglo-saxon, ces comités se sont depuis longtemps imposés en sciences humaines et sociales, mais soulèvent un certain nombre de critiques, notamment des chercheurs privilégiant les enquêtes de terrain et autres méthodes qualitatives.

Il convient donc de s’interroger sur cette tendance : s’agit-il d’accroître la vigilance éthique des chercheurs en sciences humaines et sociales lors de leurs interventions ? Ou cela peut-il cacher une certaine forme de censure ? Mime-t-on les pratiques anglo-saxonnes issues de la recherche biomédicale ? Ou entend-on préserver les institutions de coûteuses poursuites légales et de risques réputationnels ? Garantir l’accès, au niveau international, à certains partenariats ou publications qui ont inscrit le blanc-seing d’un comité d’éthique dans leurs procédures de financement et/ou d’acceptation ?

Il est évident qu’une recherche ne doit en aucun cas nuire aux sujets observés ou questionnés. En revanche, la manière dont ces principes sont appliqués pose question. Découvrez l’analyse complète de Yoann Bazin, professeur en gestion des ressources humaines à l’EM Normandie, sur The Conversation

 

Article co-écrit par Julienne Brabet, professeur émérite en sciences de gestion, Université Paris-Est Créteil Val de Marne


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