Le 25 juin 2020, l’EM Normandie organisait un webinar en partenariat avec Siècle Digital, média spécialisé sur le numérique, pour débattre de l’impact du digital sur l’enseignement supérieur. Dans le contexte de crise sanitaire du Covid-19 que nous vivons actuellement, le digital a pris une place prépondérante dans les organisations, et bien évidemment dans le monde de l’enseignement supérieur où les établissements ont dû faire preuve d’une grande agilité pour repenser très rapidement leurs modes d’enseignement tout en assurant une même qualité de service à leurs étudiants.

Elian Pilvin, Directeur Général de l’EM Normandie, Olivier Lamirault, Directeur EdTech à l’EM Normandie, Stéphanie de Bazelaire, Chief Digital Officer de l’EM Normandie, Rémy Challe, DG EdTech France et Valentin Blanchot, rédacteur en chef et fondateur de Siècle Digital ont participé à cette table ronde virtuelle qui a réuni plus de 500 participants, étudiants et parents d’élèves, candidats à l’école, professionnels d’entreprises et enseignants-chercheurs.

Les intervenants ont montré, chacun avec leur vision, à quel point la transformation digitale est importante dans l’enseignement supérieur, avec des enjeux de taille notamment en termes d’organisation, de formation des personnels et des enseignants aux outils et aux méthodes pédagogiques d’enseignement à distance. Le défi consiste aussi à acculturer les étudiants à ces nouveaux modes d’apprentissage, et de repenser les formes de collaboration avec les différentes parties prenantes de l’école, en faisant bien entendu le lien avec les défis rencontrés par les entreprises, ceux auxquels les étudiants devront répondre demain en tant que managers.

Redéfinir la transformation digitale

Selon Elian Pilvin : “quand on parle de transformation digitale, nous ne devons plus parler d’outils mais plutôt de compétences. Le digital c’est la capacité qu’a une organisation à prendre appui sur une architecture digitale pour pouvoir changer ses process et amener ses collaborateurs à travailler différemment. L’exemple parfait, nous l’avons vécu récemment avec le passage au télétravail et au basculement de tous les cours en mode distanciel”.

Rémy Challe ajoute que : “les Grandes Ecoles de management et les universités sont confrontées à un double défi, une double transformation qui consiste à transformer les process de l’entreprise et la transformation du produit délivré, en l’occurrence il s’agit de l’enseignement. La crise du Covid-19 a accéléré ces changements”.

Olivier Lamirault, acteur de la transformation digitale de l’EM Normandie depuis des années affirme que : “la transformation digitale a démystifié de nombreuses choses. On a appris par la contrainte à évoluer et à trouver une forme d’agilité dans le monde physique comme dans le monde virtuel”. Il estime que cette transformation s’effectue dans de bonnes conditions et qu’il y a de nombreux bénéfices à en retirer.

L’expérience étudiant est au cœur de l’aventure proposée par l’EM Normandie. Donner envie aux étudiants de venir étudier à l’école et de capitaliser sur des expériences multiples (internationales, associatives, professionnelles, humaines…) pour se construire est un fondement de son offre sur laquelle l’école travaille depuis longtemps. La transformation digitale est au cœur de ce processus. Rémy Challe prend l’exemple des campus. Il estime qu’ils doivent évoluer et s’adapter à notre époque. Des campus physiques certes, mais capables de répondre aux problématiques digitales des étudiants et des entreprises. C’est justement le cas du nouveau campus de l’EM Normandie au Havre qui ouvrira à la rentrée et qui sera en quelque sorte le laboratoire de toutes les expérimentations EdTech, adossé à la Cité Numérique du Havre qui occupe une partie du bâtiment.

Réinventer les business models

Qu’attendent les étudiants qui s’apprêtent à mettre un pied en entreprise ? Stéphanie de Bazelaire affirme “qu’il faut avoir une feuille de route claire mais qu’il faut aussi faire preuve d’agilité car rien n’est inscrit dans le marbre quand on parle de digital. Pour réussir une transformation digitale, il faut se fixer des objectifs et les réorienter au fil du temps. La data est au cœur de tout cela, des business models doivent être réinventés. Les outils ne sont qu’un moyen pour atteindre cette transformation digitale et d’imaginer une proposition de valeur”.

Qu’attendent de leur côté les entreprises qui recruteront les jeunes diplômés ?
Elles remarqueront les profils capables de piloter ou d’accompagner leur transformation digitale. Des jeunes dotés de compétences techniques dans le domaine certes mais aussi des soft skills nécessaires pour savoir manager dans l’incertitude en s’appuyant sur des données tangibles et capables de trouver des réponses aux changements de modèle et à la réflexion sur ce que doit être la société de demain. Stéphanie de Bazelaire souligne aussi le besoin essentiel de “formation tout au long de la vie” des salariés des entreprises, qui doivent être accompagnés par leurs employeurs pour s’adapter à la transformation digitale de leurs organisations.

Il ne doit pas y avoir d’opposition entre l’humain et la machine. Il faut être capable de répondre à la demande des clients et surtout “ne pas subir la transformation digitale” comme le souligne Olivier Lamirault. Selon Rémy Challe, “pour une Grande École comme pour une entreprise, piloter une transformation digitale dans un monde en plein bouleversement comme celui dans lequel nous vivons, est une aventure passionnante qui mérite d’être vécue par les étudiants”.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>