Après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’émotion a permis de récolter près d’1 milliard d’euros de promesse de dons. Au-delà des polémiques engendrées par les dons des grandes entreprises et fortunes françaises, leur élan collectif de soutien à la reconstruction de Notre-Dame révèle au grand jour la spécificité fiscal du mécénat en France et les dérives qu’il autorise.

Le régime français pour le mécénat est le plus favorable d’Europe. Il permet à une entreprise de déduire son don à hauteur de 40% à 90% du montant de son impôt sur les sociétés. En plus de cela, le régime français offre des possibilités de rétributions en nature à hauteur de 25% du montant du don. Très attractif pour les grands groupes, ce cadre se révèle très coûteux pour le contribuable français.

Au-delà de la polémique récente concernant Notre-Dame, la question de l’encadrement du mécénat doit être posée afin que l’esprit d’un tel dispositif demeure le soutien de l’intérêt collectif. Découvrez l’analyse complète de Raphaël Maucuer – professeur associé à l’Essca et Alexandre Renaud – professeur associé à l’EM Normandie sur www.lemonde.fr


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