Dans un contexte de dissémination territoriale du risque terroriste, d’autres événements viennent accentuer les enjeux de sécurité des lieux scolaires, comme ceux récents au Lycée Alexis-de-Tocqueville de Grasse : un élève y a fait irruption pour, semble-t-il, faire feu sur d’autres élèves, peut-être dans une logique de vengeance. Il n’y a aucun mort et les blessés ne semblent pas dans des états préoccupants. Le bilan est donc heureusement « léger ». Mais, bien évidemment, cela relance la question de la sécurité dans les lieux scolaires, singulièrement les collèges et les lycées.

Dans ce cas, il semble qu’il n’y ait pas de cause externe : ce n’est ni un acte terroriste ou criminel pensé et planifié par des acteurs extérieurs à l’établissement, ni un acte qui aurait été suscité par d’autres vecteurs d’influence comme un jeu vidéo ultra-violent. Au contraire, il semble que ce soient les relations sociales extrêmement dégradées du jeune homme avec ses pairs qui soit à l’origine de ces tentatives d’homicide.

Le danger n’est donc pas venu d’abord de l’extérieur (se fournir en armes) mais de l’intérieur (les motifs et les rapports sociaux d’un élève). Malgré ce constat, beaucoup considèrent qu’il est désormais nécessaire d’équiper les lieux scolaires de portiques de détection comme il en existe dans de nombreux autres lieux (aéroports, site d’institutions publiques, etc.). Serait-ce une solution efficace et souhaitable ?

Retrouvez l’article de Ludovic Jeanne, enseignant-chercheur à l’EM Normandie, sur The Conversation


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